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Business plan: how to structure your business plan in Switzerland

Rédiger un business plan, c’est transformer une idée en quelque chose de concret. Pas une formalité bancaire. Un document de travail qui oblige à penser le projet dans ses moindres détails, avant que la réalité ne s’en charge. Le plan d’affaires délivre des informations sur le passé, le présent et l’avenir de l’entreprise. Il contient la situation du marché, les mesures prévues et les besoins financiers. Autrement dit, il montre avec quels moyens vous comptez réaliser votre idée commerciale, et pourquoi cette idée tient la route. En tant que fiduciaire spécialisée dans l’accompagnement des dirigeants de PME en Suisse, DYN GROUP accompagne régulièrement des entrepreneurs à ce stade de leur parcours. Ce que nous observons: la qualité du document dépend presque toujours de la qualité de la réflexion qui le précède.

À quoi sert vraiment un business plan

Un outil de travail avant d’être un dossier de présentation

Beaucoup de créateurs d’entreprise rédigent leur plan uniquement pour convaincre une banque. C’est une erreur de perspective. Le document sert d’abord à vous: il vous force à vous fixer des objectifs réalistes, à vérifier que votre modèle est économiquement viable, et à repérer les zones de risque avant qu’elles ne deviennent des problèmes concrets. Un projet brillant sans chiffres cohérents ne résistera pas à la première réunion avec un investisseur. C’est dans le business plan que cette cohérence se construit, ou se révèle absente. Le plan d’affaires est aussi le document de travail de base de tout créateur ou repreneur d’entreprise. Il doit être établi avec sérieux, compte tenu des nombreux objectifs auxquels il répond.

Convaincre des associés et des investisseurs

Une fois le travail de fond réalisé, le document devient un support de communication. Les associés et investisseurs potentiels n’ont pas la même connaissance du projet que vous: la compréhension de ce dernier est donc plus délicate pour eux. C’est pourquoi la structure guide le lecteur du général vers le spécifique. Le document présente d’abord le management dans ses grandes lignes, ainsi que les idées et objectifs qui le sous-tendent. Ce n’est qu’ensuite que les lecteurs obtiennent une vue d’ensemble détaillée des risques et des opportunités. Cet ordre n’est pas arbitraire: il correspond à la façon dont un décideur lit et évalue un dossier.

La structure du business plan: ce qui doit y figurer

Le résumé exécutif

C’est la section que tout le monde lit en premier, et parfois la seule. En deux pages maximum, elle présente l’idée commerciale, le marché cible, l’équipe et les besoins financiers. Un résumé raté, et le reste du document risque de ne jamais être ouvert. Rédigez-le en dernier: vous saurez alors exactement ce que votre projet contient, et vous éviterez les formulations vagues qui sonnent creux.

La partie économique: marché, stratégie, concurrence

Cette section doit montrer que votre projet découle d’un raisonnement logique et d’une réflexion efficace. Qui sont vos clients? Combien sont-ils? Pourquoi choisiront-ils votre offre plutôt qu’une autre? Ces questions méritent des réponses chiffrées, pas des généralités. En Suisse, le marché est souvent plus segmenté qu’il n’y paraît. Une offre viable à Zurich peut ne pas fonctionner à Genève, ne serait-ce qu’en raison des différences de langue, de pouvoir d’achat local ou de concurrence établie. Tenir compte de ces nuances dans votre analyse renforce la crédibilité du dossier.

Le prévisionnel financier

C’est la partie que les banques et les investisseurs scrutent le plus. Elle comprend le compte de résultat prévisionnel, le plan de trésorerie et le bilan. Les chiffres doivent être cohérents entre eux et avec les hypothèses décrites dans la partie économique. Sous-estimer les besoins en financement est l’une des erreurs les plus fréquentes. Mieux vaut prévoir une marge de sécurité et l’expliquer clairement que de présenter des projections trop optimistes, qui perdront la confiance du lecteur dès la première question.

Comment rédiger un business plan qui tient la route

Structurer avant d’écrire

Structurer correctement votre plan d’affaires permet d’avoir une démarche cohérente et d’aborder tous les points essentiels du projet. Avant de rédiger la moindre phrase, listez les grandes sections, identifiez les informations que vous avez et celles qui manquent. Les lacunes dans vos données révèlent souvent des lacunes dans votre réflexion. Un plan bien structuré se lit sans effort. Le lecteur ne devrait jamais se demander où trouver une information ou pourquoi une section apparaît à cet endroit.

Adapter le ton au destinataire

Un business plan destiné à un fonds de capital-risque n’a pas le même registre qu’un dossier présenté à une banque cantonale suisse. Le fond reste le même, mais l’accent mis sur certains éléments change. Pour un investisseur, la taille du marché adressable compte beaucoup. Pour une banque, la capacité de remboursement et la solidité des garanties priment. Relisez votre document en vous mettant à la place du lecteur visé. Ce qu’il cherche à savoir n’est pas forcément ce que vous avez envie de raconter.

Éviter les erreurs qui coûtent cher

Ne pas personnaliser le document, omettre les prévisions de vente détaillées, négliger la différenciation face à la concurrence: ces erreurs reviennent régulièrement dans les dossiers refusés. Faire relire le document par une personne extérieure au projet est une étape que beaucoup sautent. Pourtant, c’est souvent ce regard extérieur qui repère les incohérences que l’auteur ne voit plus, faute de recul. En Suisse, des ressources comme le portail KMU du SECO ou entreprendre.ch proposent des modèles adaptés au contexte helvétique, notamment pour les aspects juridiques et les spécificités cantonales. Les utiliser comme point de départ fait gagner un temps considérable. Un business plan n’est pas un document figé. Les entrepreneurs qui le traitent comme un outil vivant, mis à jour à chaque étape clé de l’évolution de leur entreprise, en tirent bien plus que ceux qui le rangent dans un tiroir après la première levée de fonds. C’est précisément dans cet accompagnement continu que DYN GROUP intervient auprès des PME suisses.

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